Une historienne

sous le second empire La marquise Roselyne de Forbin d'Oppède (1822 - 1884)

Texte : "Une historienne à l'oeuvre" par

Nicole Cadène

Saint-Marcel, 30 août 1869 : « Je remercie beaucoup Mr Cochin de la peine qu'il a bien voulu prendre de lire mon chapitre et de le faire lire à l'évêque d'Orléans ; maintenant pour compléter son oeuvre je lui demanderais de vouloir bien me renvoyer le manuscrit en barrant auparavant au crayon tout ce qui lui paraît devoir être supprimé, et indiquant à la marge ce qu'il croit devoir être abrégé ; de cette manière je travaillerai moins à l'aveugle ; car j'ai remarqué que lorsquon (sic) s'occupe d'un sujet on perd facilement le sentiment de la proportion [...] ; une personne étrangère aux recherches préparatoires distingue mieux au premier coup d'oeil ce qui a de l'intérêt et ce qui doit être élagué » Lettre LV à A. Cochin

Saint-Marcel, 18 octobre 1866 : «Depuis mon arrivée ici j'ai passablement travaillé ; seulement j'aperçois chaque jour davantage qu'on n'a jamais plus à faire que lorsqu'on croit avoir fini 62 ». Elle emploie un jeune garçon comme secrétaire, espérant « grâce à lui pouvoir apporter à Paris mes quatorze chapitres assez lisiblement transcrits pour les faire passer sous les yeux de ceux qui voudront bien me donner des conseils ; j'en ai reçus d'excellents de Mr Mignet, pendant la matinée qu'il a passé ici » Lettre XLII à A. Cochin, p. 144

Saint-Marcel, 30 août 1869 : « Je remercie beaucoup Mr Cochin de la peine qu'il a bien voulu prendre de lire mon chapitre et de le faire lire à l'évêque d'Orléans ; maintenant pour compléter son oeuvre je lui demanderais de vouloir bien me renvoyer le manuscrit en barrant auparavant au crayon tout ce qui lui paraît devoir être supprimé, et indiquant à la marge ce qu'il croit devoir être abrégé ; de cette manière je travaillerai moins à l'aveugle ; car j'ai remarqué que lorsquon (sic) s'occupe d'un sujet on perd facilement le sentiment de la proportion [...] ; une personne étrangère aux recherches préparatoires distingue mieux au premier coup d'oeil ce qui a de l'intérêt et ce qui doit être élagué » Lettre LV à A. Cochin

Dans les années 1850, elle composa une biographie de Sixte Quint, jamais publiée, avant d'entreprendre de longues recherches sur le Concile de Trente dont elle fit imprimer la première partie en 1874, sous un pseudonyme .

Elle signa de son nom une édition du Règlement donné par madame la duchesse de Liancourt à la princesse de Marsillac et

La Bienheureuse Delphine de Sabran et les saints de Provence au XIVe siècle , respectivement publiés en 1881 et en 1883.

Elle laissa enfin un manuscrit interrompu par sa mort, le 28 février 1884, sur Lucrèce Borgia.

 

Ces écrits historiques peuvent être mis en relation avec son autobiographie, à peine ébauchée, dans laquelle elle soulignait son intérêt précoce pour l'histoire, et surtout sa correspondance avec l'historien Mignet, ses amies Adeline Cochin et Charlotte Blennerhassett née Von Leyden (1843-1917) , qui permet d'appréhender, de manière très concrète, une historienne à l’oeuvre.

La fréquentation d'un milieu cultivé et cosmopolite, l'intérêt porté à la vie politique, religieuse et culturelle de son temps, quelques voyages à l'étranger, la lecture quotidienne de livres d'histoire et de revues lui permirent de devenir une des femmes les plus instruites de sa génération.

Comme les jeunes filles de la meilleure aristocratie, elle fit ses études au Sacré-Coeur de Paris. Par la suite, a fréquentation d'un milieu cultivé et cosmopolite, l'intérêt porté à la vie politique, religieuse et culturelle de son temps, quelques voyages à l'étranger, la lecture quotidienne de livres d'histoire et de revues lui permirent de devenir une des femmes les plus instruites de sa génération.

Mais elle ne savait pas le latin, handicap sérieux lorsqu'on entreprend d'écrire la biographie d'un pape ou l'histoire d'un concile, ni déchiffrer « les écritures du XVIe siècle » Autant de capacités maîtrisées par les historiens de sa génération qui avaient fréquenté l'École des Chartes, passé l'agrégation ou suivi des séminaires, en France ou à l'étranger. Elle se plaignait par ailleurs de ne pas posséder de méthode de travail, s'impatientait de sa propre lenteur : « je travaille bien lentement, non par amour de la perfection, mais bien souvent faute de savoir classer et arranger mes matériaux » avouait-elle à Mignet  ; elle manquait de concentration, du moins au départ : « [...] je ne suis pourtant pas naturellement laborieuse ; ces joies du travail dont vous parlait Mme de Swetch[ine], je ne les connais guère ; j'aime sans doute à causer avec une bonne et intelligente amie de ce petit coin d'histoire que j'explore depuis q[uel]q[ues] années et qui me semble inépuisable comme tout ce qu'on regarde de près ; j'aime à lire et je lis vite, mais le travail proprement (sic) m'est plutôt un ennui ; je ne sais pas écrire, et surtout je ne sais pas m'absorber dans ce que je fais ; il me faut le silence de ma bibliothèque, et encore ce silence n'empêche pas mon imagination de divaguer à droite et à gauche, et ma volonté d'avoir besoin d'un constant effort pour rester fidèle à sa tâche », confiait-elle à Adeline Cochin. Par la suite, elle continua à déplorer ses difficultés de style : « N'étant jamais contente de ce que je fais, c'est toujours à recommencer et peut-être sans que le français y gagne », lui écrivait-elle encore à propos de la rédaction de Delphine de Sabran. Mais elle ne mentionna plus de problèmes de concentration, le travail ayant fini par occuper dans sa vie une place centrale. Sa correspondance porte les traces de sa contrariété lorsque les circonstances — obligations familiales ou sociales, ennuis de santé — l'en éloignaient. En convalescence à Ragaz-Quellenhof, elle écrivait à Charlotte Blennerhassett : « Combien je vous envie la possibilité où vous me dites être de travailler ! il me semble que, si j'en pouvais faire autant, si ma santé me permettait de tenir une plume sans trop de fatigue, je ne demanderais rien, pas même au soleil de luire sur les Grisons, et cependant je n'envisage pas sans un certain effroi la peine que j'aurai à renouer tous les fils brisés depuis 6 mois et à me remettre au train de tout ce que j'ai eu le temps d'oublier ! »

 

Roselyne de Forbin évoluait dans le milieu des catholiques libéraux, généralement favorable à l'instruction des femmes. En outre, sa situation sociale éminente, et surtout le pouvoir que lui conférait son salon, lui permirent d'obtenir encouragements, conseils et soutiens.

 

Elle semble avoir entrepris son histoire du concile de Trente sur les conseils de Monseigneur Dupanloup. Monseigneur Place, ancien évêque de Marseille, préfaça son dernier ouvrage publié, Delphine de Sabran. Elle consulta Mignet sur l'histoire de la papauté et le sollicita à maintes reprises pour obtenir le prêt de documents, imprimés ou manuscrits. En témoignage de reconnaissance, elle le pria d'accepter que son premier ouvrage, Sixte Quint, lui fût dédicacé 25. Par la suite, elle recourut surtout aux conseils d'historiens catholiques, en particulier l'Anglais Lord Acton, par l'intermédiaire de Charlotte Blennerhassett. Cette dernière jouait un rôle essentiel auprès de son amie. Elle lui prodiguait des encouragements, l'informait des publications les plus récentes en Allemagne et en Angleterre, lui procurait les ouvrages parus à l'étranger, des bibliographies, et rédigea pour le Spectator une critique de l'Étude historique sur le concile de Trente.

 

À l'égard des historiennes, victimes d'une double conjoncture défavorable, jamais peut-être la misogynie n'avait été plus virulente que dans ce dernier tiers du XIXe siècle. 

Les jugements portés sur Roselyne de Forbin par deux habitués de son salon l'illustrent. « C'était une personne de jugement, de raison et de savoir [...] rien, d'ailleurs, qui sentît l'effort, la prétention ou la pédanterie. Jamais femme ne fut plus intellectuelle, plus sérieuse dans ses causeries, plus érudite et ne mérita moins le nom de bas-bleu », écrivait le marquis de Ségur dans sa nécrologie.

L'éloge semble rendu possible par la conjugaison de deux caractéristiques apparemment indispensables à toute intellectuelle du siècle dernier : exceptionnelle et modeste. Le marquis de Ségur insistait par ailleurs maintes fois sur la « virilité » du talent de madame de Forbin, avant de conclure : « ce fut un homme ». Marquis de Ségur

Dans son Journal, Xavier Marmier décrivait l'inlassable activité de « Lady F», avant de tracer son portrait d'une plume cruelle : « Que dira-t-on quand elle aura publié les gros volumes qu'elle prépare ? Car tout ce mouvement du monde, cette agitation de chaque jour, ces billets innombrables, ces visites, ces dîners, ces services, tout cela ne lui suffit pas. Elle fait encore des recherches historiques, et elle écrit, pauvre femme ! Et elle est si maigre. C'est pitié de la voir quand elle s'en va dans un salon, décolletée selon l'usage, les épaules si décharnées, la poitrine rentrante, et le visage si sec, les joues si creuses, les lèvres si minces. Elle a un bon, brave mari, d'un sage esprit, sans prétention, qui ne la gêne en rien dans sa vie de bluestocking, mais qui vient à Paris le moins possible, aimant mieux rentrer dans ses terres. Elle n'a pas d'enfant. Je pense qu'elle n'a pas eu le temps d'en faire ».

Si Roselyne de Forbin ignora probablement le jugement de Marmier, et si sa discrétion lui permit d'échapper aux foudres d’un Barbey d'Aurevilly, elle ne pouvait faire abstraction de l'attitude de sa mère et de son mari. Avec une sollicitude inquiète, ceux-ci attribuaient à ses quelques heures quotidiennes de travail ses «crises d'estomac». Lorsqu'elle voulut publier son Etude historique sur le Concile de Trente, l'incompréhension fit place à la réprobation. Le premier volume fut imprimé sur ses fonds personnels, son mari ayant refusé de participer au financement. Bientôt, Roselyne de Forbin renonça à une plus large diffusion de son ouvrage : par une indiscrétion, l'identité de son auteur avait été dévoilée. « Si j'étais soutenue comme vous, écrivait-elle à Charlotte Blennerhassett, je crois que j'aurais assez de courage pour tout braver, mais vous savez à quel point je suis attaquée par les deux seules personnes qui ont sur moi d'autres droits encore que ceux de l'affection, je crois donc devoir céder. [...] Adieu tous mes rêves [...]  ».

 

 L'intérêt de Roselyne de Forbin pour l'histoire s'ancrait dans son passé familial et personnel. Sa vocation d'historien-ne s'enracinait dans le désir de son père, qui voyait peut-être en elle un substitut de fils. « Je dédaignais les ouvrages de femmes, quels qu'ils fussent, et j'étais fière de ne pas savoir manier une aiguille», indiquait-elle dans ses souvenirs d'enfance ; elle y opposait aux « choses futiles qui occupent trop souvent les jeunes filles » son propre intérêt « pour les Romains contre les Carthaginois, pour Grégoire VII contre l'Empereur, pour Pérugin contre Jules Romain», trouvant dans cette connaissance le moyen d'obtenir l'approbation de son père passionnément aimé. En cela, elle ressemble à Germaine de Staël, fille unique de Necker, ou à Henriette de Witt devenue l'enfant préférée de Guizot après la mort de son fils aîné. « [...] lorsqu'on s'est une fois attaché à une certaine période historique, qu'on en connaît les personnages et les idées, on se plait dans cette société ressuscitée comme dans un salon où l'on connaît tous les visages » estimait-elle. Issue d'une famille d'ancienne noblesse, elle « appartenait » au passé, « par tradition ». Son père y avait élu domicile en se retirant, après 1830, dans la vie privée, par fidélité aux Bourbons. Elle-même éprouvait à l'égard des révolutions une hostilité non dissimulée. Dans le dernier chapitre de Delphine de Sabran, elle en relativisait la portée, soulignant que « ni les destructions opérées par les huguenots pendant les guerres de religion, ni celles, plus récentes, accomplies par les révolutionnaires, n'ont effacé le souvenir des saints de Provence» Parmi eux, la bienheureuse Roselyne, ancêtre à qui elle devait son patronyme : l'historiographie la ramenait ainsi à ses propres origines. chez elle, la volonté d'aménager le présent l'emportait sur celle de restaurer l'Ancien Régime : «Il me semble que je sens si bien que les vieilles choses ont fait leur temps, que tout en ayant le plus profond dégoût pour le gouvernement actuel de la France, si corrupteur et si anti-libéral, j'aimerais mieux [...] améliorer le régime impérial que de le détruire ». Par ailleurs, loin de percevoir le passé comme un âge d'or, elle y reconnaissait « que si le ciel est aux saints, la terre est aux habiles, en n'entendant pas ce mot dans un sens restreint, mais en l'appliquant à ces hommes heureusement doués de force et d'intelligence qui agissent sur les autres et laissent leur empreinte sur leur temps ; et ces diverses luttes des intelligences et des passions les unes contre les autres, ces succès qui me semblent toujours mérités non par des vertus mais par des combinaisons de l'esprit ou de la volonté m'intéressent extrêmement... ». Elle concevait ainsi son rôle d'historienne : « faire pénétrer quelques rayons de vérité historique et de bon sens à travers les épaisses fenêtres de la mauvaise foi». Mais pour cela, il eût fallu publier cette vérité. 

Roselyne de Forbin décrivait ses études comme un « travail de Pénélope », mais une Pénélope du XIXe siècle qui mettait son point d'honneur à terminer toute tâche entreprise. Elle leur consacrait généralement une partie de ses matinées. Dans les années 1860, elle fréquenta « la rue de Richelieu ». Elle profita de ses voyages à l'étranger pour visiter bibliothèques et archives, toujours en quête d'un assistant « que mon ignorance du latin et l'impossibilité où je suis le plus souvent d'aller faire des recherches dans les établissements publics, me rendent indispensable ». Sa correspondance permet de suivre la genèse de son oeuvre majeure, l'Étude historique sur le concile de Trente.

 

Saint-Marcel, 30 août : « Je remercie beaucoup Mr Cochin de la peine qu'il a bien voulu prendre de lire mon chapitre et de le faire lire à l'évêque d'Orléans ; maintenant pour compléter son oeuvre je lui demanderais de vouloir bien me renvoyer le manuscrit en barrant auparavant au crayon tout ce qui lui paraît devoir être supprimé, et indiquant à la marge ce qu'il croit devoir être abrégé ; de cette manière je travaillerai moins à l'aveugle ; car j'ai remarqué que lorsquon (sic) s'occupe d'un sujet on perd facilement le sentiment de la proportion [...] ; une personne étrangère aux recherches préparatoires distingue mieux au premier coup d'oeil ce qui a de l'intérêt et ce qui doit être élagué. »

Quelques mois auparavant, elle se disait déterminée à trouver un éditeur pour l'Étude historique sur le Concile de Trente; en avril 1874, Lady Blennerhassett la pressait de publier la biographie de Sixte Quint, sur le conseil de Lord Acton. Mais victime d'une double censure, comme catholique — elle dénonçait avec trop de franchise les « misères [...] de la partie humaine de l'Église» — et comme femme — un homme aurait-il été soumis aux mêmes pressions familiales ? — elle renonça à la commercialisation de ces deux ouvrages. Le marquis de Ségur considérait la destruction de l’Étude historique sur le Concile de Trente comme son principal titre de gloire : « le souvenir de son sacrifice compensera et dépassera celui de son ouvrage perdu », affirmait-il. Mais l'intéressée avait rêvé pour son oeuvre d'une immortalité plus concrète : loin de la détruire, elle la légua à Charlotte Blennerhassett « en la laissant maîtresse de [la] publier où et quand elle le jugera à propos . »

Elle abandonna les sujets masculins (Sixte Quint) et d'histoire universelle (le concile de Trente, travail que le marquis de Ségur qualifiait « d'effrayant » ! ) pour des sujets féminins (la duchesse de Liancourt, Delphine de Sabran et Lucrèce Borgia, fille du pape Alexandre VI) ou d'histoire régionale (les saints de Provence). Le format de ses oeuvres changea : à la monumentale Étude historique sur le Concile de Trente, succéda Le Règlement de la duchesse de Liancourt , un « petit livre, qui par sa brièveté convient à notre paresse. » Leur finalité également, puisqu'il n'était plus question de dénoncer, mais d'édifier : « il y aurait profit à apprendre, comment, il y a deux siècles, une grande dame comprenait et pratiquait le christianisme », écrivait-elle à propos de la duchesse de Liancourt. Quant aux saints de Provence, puisse leur histoire « exciter, avec le sentiment de l'admiration qu'on ne saurait refuser à leur charité héroïque, le désir de les imiter en quelque chose ! »

Les héroïnes de madame de Forbin apparaissent comme irréprochables. La patience silencieuse de la duchesse de Liancourt lui ramena l'amour et le respect d'un époux longtemps volage ; mariée de force, Delphine de Signe obtint d'Elzéar de Sabran qu'il respectât dans le mariage son vœu de chasteté ; Lucrèce Borgia si cruellement diffamée, instrument de la politique de son père, mariée trois fois par lui, demeura vertueuse en toutes circonstances. À l'égal de la duchesse de Liancourt, elle laissa en mourant un veuf inconsolable. Ces figures exemplaires rejoignent ainsi la cohorte des grandes dames et des saintes, chères à l'historiographie féminine du XIXe siècle. Leur histoire permettait de déplorer le destin des femmes, vouées au sacrifice et au renoncement, de dénoncer la loi familiale qui les « écrasait », mais aussi de souligner leur supériorité morale, à l'origine de leur improbable victoire... avec l'aide de Dieu. Par leur biais enfin, les femmes conquirent droit de cité comme sujet d'histoire, et comme historiennes : Roselyne de Forbin put signer de son nom Le Règlement donné par la duchesse de Liancourt et Delphine de Sabran, également louées par la critique, tant ces héroïnes modestes et infortunés semblaient peu menaçantes pour la domination masculine.

Ayant consacré l'essentiel de son énergie à l'élaboration de d'une oeuvre historique ambitieuse, Roselyne de Forbin concluait ainsi sa notice introductive au Règlement donné par la duchesse de Liancourt : « [cette femme] nous dira dans un style simple et sobre comme il convient à une personne qui connaît sa langue, mais ne fait point profession d'écrire, ce que sont les devoirs d'une épouse, d'une mère, d'une maîtresse de maison » Pour elle, ce reniement était, semble-t-il, la rançon à payer pour conquérir le droit à la parole. 

Château de Forbin

30 traverse Cavaillon 

13011 Marseille (Provence)

Tél.: +33.4.91.45.39.68

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