Une illustre famille

« Regem ego comitem me comes regem »

La famille de Forbin est une illustre famille de la noblesse provençale. Cette famille de pelletiers, de marins, d’armateurs et de commerçants fut anoblis par le roi René. 

 

Plusieurs personnages de cette famille se sont distingués au service du royaume de France, du Parlement de Provence et de l'Église catholique romaine. Elle a laissé un patrimoine architectural et artistique considérable en Provence, notamment les châteaux de La Barben, de La Verdière, de Sauvan, de La Fare, des Issarts, de Solliès, de Sainte-Croix-de-Verdon, de Peyrolles, de Mane, de Bonneval, de la Roque d'Anthéron, de Janson, de Saint Roman, de Lagoy, de la Martre, de Gardanne, de Saint Marcel, d'Oppède-le-Vieux, de Villelaure et de Ménerbes.​

Brillants mécènes, tour à tour bâtisseurs et collectionneurs, les Forbin ont compté dans leurs rangs des parlementaires fameux, des militaires distingués, des femmes d'esprit et des ecclésiastiques célèbres. Ils illustrèrent la Provence par leurs résidences, leurs commandes artistiques et leurs ambitions.

Cette maison a formé plusieurs branches, dont les principales sont celles de Forbin-Janson, de Forbin d'Oppède, de Forbin-Solliès, de Forbin de Sainte-Croix des Issarts, de Forbin-Gardanne, de Forbin-La Roque et de Forbin-La Barben.

Rattachement

de la Provence à la France : Palamède de Forbin (1433-1508)

« Qui détenait les clefs de Saint-Marcel détenait les clefs de Marseille »

Des 3 collines, le regard se perd, du Parc national des calanques au Garlaban; de la butte de la Tourette à celle du Baous. Au moyen âge, il se murmurait  « Qui détenait les clefs de Saint-Marcel détenait les clefs de Marseille ».

 

Son fils Palamède dit le « grand » (diplômé de l'université de Turin, président de la chambre des comptes d'Aix), l’un des hommes les plus remarquables de son temps, va précipiter le rattachement de la Provence à la France.

En 1481 la Provence est officiellement française et pour la première fois depuis presque 500 ans celle-ci n’est plus indépendante. 

En récompense, Palamède de Forbin se voit confier la fonction de Gouverneur et grand sénéchal de Provence et de Dauphiné (Le 19 décembre 1481), ce qui équivalait aux pouvoirs d’un roi sur ces terres, qui théoriquement ne lui appartenaient pas. Ces prises de partie lui permettent d’être anobli, de récupérer des terres en Aragon, de racheter la seigneurie de Martigues et de donner des seigneuries à ses frères.

Il initie ainsi une tradition de puissance et de richesse dans cette famille qui va perdurer jusqu'à la révolution. En devenant Comte de Provence, le Roi de France assoit ainsi sa position et son prestige et prononce alors les Paroles dont la maison de Forbin fera sa glorieuse devise : « Tu m’as fait Comte, je te fais Roi » Louis XI.

 

Propriétaire des terres de Saint-Marcel, les Forbin cultivent, enrichissent, modernisent la vallée. Ils installent sur l’Huveaune des moulins, des manufactures, des ateliers et transforment le pavillon de chasse acquis des Seigneurs de Baux en une demeurent qui deviendra : le Château de Forbin. En 1483, à la mort de Louis XI, Charles VIII destitue Palamède, las des trop nombreuses plaintes à son encontre. Mais la fortune des Forbin est déjà faite. Alliée aux plus grandes familles de Marseille de négoce, à la grande noblesse provençale et française, les Forbin étendent leur influence et occupent les postes de premiers plan dans et pour le Royaume de France et ce pendant près de 5 siècles… Et leur bonne terre de Saint-Marcel restera dans la famille, habitée par l’esprit des Forbin , jusqu’à la fin du 20° siècle.

*Jean de Forbin 1380 (Marseille) + après 10/04/1453, seigneur de Saint-Marcel (Marseille, par achat 1435), Pelletier à Marseille, marchand maritime (corail d’Alghero en Sardaigne, commerce de drap & toile avec Rhodes et la Syrie), Syndic de Marseille (1424), Consul (1425, 1431, 1443), pourvoit sa cité en défense, armes et vivres, lors du siège du Roi d’Aragon

 

Palamède 1er «Le Grand» de Forbin ° ~1430 + 06/02/1508 (Aix) seigneur de Solliès (ou Soliers, achat 1468 pour 13.000 florins à Jean de Beauvau, fils de Louis, Grand sénéchal de Provence), Toulon, Le Luc, Peyruis, l’Ile de Porquerolles, Puymichel, Pierrefeu (-du-Var), vicomte de Martigues (1481), baron de Croiselas (Aragon), Armateur, Gouverneur du duc de Calabre (fils aîné du Roi René d’Anjou, Roi de Naples et de Sicile, comte de Provence), Lieutenant-Général, Grand-Sénéchal (19/12/1481), X à Gênes et Naples (1458, 1459), Maître Rational, Grand-Président de la Chambre des Comptes d’Aix (08/08/1470), Chambellan du Roi René, Lieutenant-Général (dès 05/1466), conseiller et Vicaire du duc de Calabre (1464), puis sert Louis XI (dès 1480), Ambassadeur (Empire), Gouverneur de Provence et du Dauphiné (par Lettres de Louis XI, à Thouars 19/12/1481) ép. (c.m.) 28/01/1455 (Aubagne) Jeanne de Castillon, dame de Beynes (Arles, 13) (fille de Charles, baron d’Aubagne, conseiller du Roi, Maître rational de la Grande-Cour de Provence, et de Madeleine de Quiqueran)

Château de Forbin

30 traverse Cavaillon 

13011 Marseille (Provence)

Tél.: +33.4.91.45.39.68

France